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Mon opinion sur la nouvelle série Netflix « Insatiable »

Si vous êtes des fervents de Netflix and chill, vous avez probablement vu ou entendu parler de la nouvelle série Netflix Original « Insatiable ». Si vous en avez entendu parler, c’est probablement sur les médias sociaux parce que la série fait couler beaucoup d’encre, et disons-le, pas mal plus en mal qu’en bien. La série est jugée homophobe, grossophobe et dévalorisante pour les transgenres. À première vue, sans avoir réellement regardé la série, je trouvais effectivement que la série n’avait pas sa place, mais je me suis dit qu’avant de dire comme tout le monde ça serait peut-être pertinent que je la regarde. C’est finalement ce que j’ai fait, j’ai regardé la série au complet avant de décider ce que j’en pensais. La plupart des gens ont seulement regardé quelques épisodes pour forger leur opinion, mais je pense vraiment dans ce cas-ci que c’était pertinent de l’écouter au complet. D’ailleurs, avant de vous embarquer dans le visionnement de la série, c’est important de savoir que la série a été conçue comme une satire, c’était le but qu’elle soit présentée dans un style outrancier (ça excuse rien au niveau du message véhiculé, mais c’est important à savoir pour comprendre l’essence de la série.).

 

J’ai essayé de vous résumer clairement la série, mais j’ai pas été capable de faire ça court et clair, donc voici le résumé que j’ai trouvé qui est le meilleur à mon avis :

 

« Pendant plusieurs années, Patty Bladell a été harcelée, moquée, ignorée et sous-estimée à cause de son apparence physique et de son poids. Un soir, alors qu’elle se défend contre un sans-abri qui se moque d’elle, Patty se prend un coup violent au visage et passe plusieurs semaines à l’hôpital, obligée de se nourrir uniquement de produits liquides, ce qui change fortement son physique.

 

Aujourd’hui, elle répond aux critères de beauté définis par la société, mais Patty n’est pas heureuse et est énervée que les gens changent de comportement avec elle suite à sa perte de poids. Elle décide alors de trouver un moyen de faire payer ceux qui lui ont fait du mal.

 

Bob Armstrong, un avocat dont le rêve est de coacher des filles pour des concours de beauté, lui trouve du potentiel et décide de la prendre sous son aile en tant que cliente pour la faire devenir l’une des reines de beauté du pays. Ce qui ne laisse pas Patty indifférente. 

 

Néanmoins, Bob ignore à quel point la rage de Patty est profonde : jusqu’où est-elle prête à aller pour se venger et qui va être victime de sa terrible vengeance ? Car pour la jeune fille, la vengeance est un plat qui se mange très froid. »

 

À première vue, je peux comprendre les gens d’être mécontent parce que oui, la série commence en force avec du fat shaming. Patty se fait harceler et fait rire d’elle à cause de son surpoids et soudainement tout change lorsqu’elle répond aux standards beauté de la société. J’encourage pas ça pantoute, au contraire, je fais partie de ceux qui croient fermement que la vie est belle pis que du bonheur, il y en a pour tout le monde peu importe notre poids. Par contre, allez dans une école secondaire pis je vous jure que c’est le genre de commentaires que vous allez entendre sur les gens en surpoids. C’est certain que c’est pas en montrant ce genre de séries à nos jeunes que les habitudes vont changer, mais je trouve franchement qu’elle dépeint la réalité sur ce qui se passe réellement dans les écoles primaires et secondaires. On commence à faire un bon bout de chemin sur la diversité corporelle et le body positivity auprès des jeunes adultes, mais je pense qu’il faut vraiment poursuivre ce chemin en allant auprès de nos jeunes.

 

Par contre, plus la série avance, et plus la controverse sur le fat shaming se dissipe et ne tient plus la route. On se rend compte que Patty n’est pas plus heureuse en étant mince et qu’elle doit plutôt se battre contre ses démons à elle. On voit qu’elle a un travail sur elle-même à faire et que devenir mince n’est pas la réponse à toutes ses questions et ses tracas. La créatrice de la série disait récemment en entrevue que « La série est une leçon qui montre à quel point il peut être destructeur de croire que l’apparence est plus importante que la personnalité », pis je pense qu’il y a rien de plus vrai que ça.

 

Les gens dénonçaient aussi la façon dont la série abordait l’homosexualité en faisant référence à Nonnie, la meilleure amie de Patty, qui était amoureuse d’elle. Au début, elle ne se l’avoue pas, mais tout au long de la série, on voit les questionnements qu’elle a par rapport à son orientation sexuelle pis je trouve ça beau. Oui, c’est amené de façon plutôt humoristique (pis un peu maladroit) au début quand Nonnie ne sait pas réellement ce qu’elle ressent, mais à force de la suivre, on la voit explorer plusieurs chemins pour finalement qu’elle trouve le sien auprès de sa copine. Sa meilleure amie l’encourage dans ça, son meilleur ami l’encourage dans ça et son père est l’encourage aussi dans ça, donc je ne vois pas où la série s’est trompée en parlant d’homosexualité. Il faut aussi ne pas oublier le rival de Bob Armstrong, Bob Barnard, qui avoue finalement ses sentiments à Bob à la fin de la série. Malgré que Bob Barnard (ça commence à être mêlant les Bob haha!) incarne la stabilité, la richesse, la beauté et la prestance, on comprend finalement pourquoi il prend plaisir à irriter Bob Armstrong. Après des années à refouler ses sentiments envers son rival, il finit par tout lui avouer. Comme quoi la vie de rêve avec sa femme et sa fille n’est pas le but ultime de la vie!

 

Voilà les Petites! J’espère que vous comprendrez mon opinion nuancée! Je vous invite fortement à écouter les 12 épisodes de la série pour faire votre propre opinion. C’est maladroit comme série, mais je suis pas prête à dire tout ce qui s’est dit comme critique. Comme a dit Alyssa Milano (qui joue la femme de Bob Armstrong), au moins cette série amènera des discussions. C’est en parlant de ces choses-là que les barrières tombent.

 

Amé xoxo

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